Collé à ta peau, dans les vents de l’amour Tel un vers à soie grignotant des fleurs Je me blottis dans ta chaleur, de ce jour. Tu me nourris de tes sèves riches en douceurs
Saluer l’étoile, au ciel de l’aube nouvelle, Te poser sur mon parterre fécond, toi tourelle Rêver à ton corps, ta chair, délices éternelles. Voguer sur ton corps, me ressourçant en prunelles.
Nos nuits éphémères, dans une symphonie De mots d’amour, se glissent en sensualité Sous la pluie d’ardents baisers, envoûtés Nos cœurs s’embrasent, amants d’une poésie.
Sur les flots bleus en vermeil de mes rêves J’effleure ton corps qui frissonne de désir Tressaille de douce ivresse sous le ciel du plaisir Dans nos cœurs, se tisse un bonheur, notre sève.
Nous engloutissant dans un désir de folles envies, Tels des amants embrasés aux envies avivées. Dans nos chairs et voguant sur des eaux enclavées, Nous nous laissons prendre à cet élixir de vie.
Je la regarde, chatouillée par le vent Elle se dandine, sous mes yeux affamés Elle m'émoustille de par sa danse charnelle M'attise, m'aguiche par jeu de séduction
Je n'en puis plus, je la cueille délicatement Aux mains tremblotantes de vouloir posséder L'envie de caresser se fait de plus belle Son parfum désarme avec excitation
Plus rien ne peut dompter mon feu ardent Je m'empare d'elle, tellement exalté Si élégante, charmante et sans fiel A la goûter avec délectation
Je me suis abandonné, la dominant La contrôlant afin de la déflorer Sous la lumière qui la rendait sensuelle A perdre le rythme de ma respiration
Je t'ai cueillie au soleil de printemps Inerte, sans vie, tu es toute chiffonnée Arrachée de ton milieu, tu es frêle Fleur sauvage, pardonne-moi cette tentation!
Quand tu poses sur moi le plus doux des regards,
Je ne peux résister à cette invitation,
Emporté par tes mots, dans tes yeux, je m’égare,
Je m’y laisse glisser avec délectation.
Tu pénètres ma peau, sans même la toucher,
Un délicieux frisson me prend du cœur au corps,
Sur le lit de ta voix, je voudrais me coucher,
Me perdre tout entier au creux de tes « encore »…
Ivre de tes baisers, de tes frémissements,
Je m’abandonne à toi, ma tendre tentation,
Ta bouche me répond d’un léger bruissement,
Avant de me croquer, d’éveiller ma passion.
Je nous aime enlacés, les amants que nous sommes,
Je nous aime éperdus au sommet de nos sens,
Pour toucher de nos cœurs ce que n’osent les hommes,
Pour toucher de nos corps le sublime et l’essence.